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Les différents noms de NOYALES à travers les siècles - 1147 - Territorium de Noele - 1152 : Noiella - 1153 : Noesne.1155 : Villa que dicitur Nigella. - 1156 : Noielle, Noele, Noelai. - 1178 : Noella.- 1257 : Noiasle. - 1416 : Noyale. - 1599 : Noialles. - 1642 : Noialle Dictionnaire topographique du département de l'Aisne (1871) d'Auguste MATTON et dictionnaire historique du département de l'Aisne (1865) de Maximilien MELLEVILLE. - 18ème et 19ème siècle NOYAL Par décret du 5 novembre 1909,
la commune de Noyal portera à l'avenir le nom de NOYALES - signé A.FALLIERES,
président de la République, le Président du Conseil, ministre de l'Intérieur et
des Cultes, signé A.BRIAND, pour copie conforme, le Sous-Préfet - Signification du nom - selon certaines théories : 1152 Noiela : lieu réservé à une certaine catégorie de nobles pour s'immerger dans l'eau - NIVELLA, 1155 : Bains où l'on entre noir pour en sortir blanc comme lait - NOESNE 1153 : Lieu où la noblesse se rend avec empressement pour se plonger dans un brouillard de vapeurs. essai toponymique des villes et villages de Thiérache de P.VERSCHAEREN - D'après le dictionnaire latin-français Gaffiot, novella se traduit par la jeune vigne, la plante jeune. - Il a été avancé également que le nom pourrait venir du fait que le terroir était planté de nombreux noyers D'autre part, Peigné-Delacourt, dans son livre "Jules Cesar, ses itinéraires en Belgique d'après les chemins anciens" signale la présence des romains sur les bords de l'Oise et à Proix Un passage de l'Oise existait entre Macquigny et Proix, des fragments de caissons en terre cuite, des débris de substructions font penser à l'existence de balnéaires avec air chaud d'où la possible interprétation des significations de Noiela, Nivella et Noesne. -Archives Anciennes- Les documents les plus anciens que l'on trouve au sujet de Noyales datent du 12è siècle. - 1148, échange de prés entre les abbayes d'Anchin (nord) et St Martin de Laon - 1156, l'abbaye d'Anchin cède à celle de Laon ce qu'elle possédait à Noyal - 1169, la même abbaye donne à celle de St Martin de Laon 2 champs sis à Trémont. - septembre 1227, charte par laquelle Simon de Noyal ratifie la vente faite à l'abbaye de St Martin de Laon par Guy son frère, chevalier, de la moitié du moulin de Noyal et renonce à tout droit sur ce moulin - Mars 1235 le même Guy, seigneur de Noyal, vend l'autre moitié du moulin pour 100 livres parisis (AD de l'Aisne) - Sur un lieu-dit "Montapeine" situé au sud-ouest sur la limite du territoire, s'élevait un moulin à farine dont l'origine remonterait au 12è siècle (Maton p.32) Ce moulin fut détruit en 1679, on appelait ce lieu "Montapagne" en 1728. - dès le 14è siècle la seigneurie de Noyales relevait de la baronnie d'Iron - le 16 novembre 1713 (B288 AD Aisne) requête de Nicolas POULAIN seigneur de Noyal, afin de faire viser et compléter deux rôles des contributions auxquelles la paroisse dudit Noyalle et la cense de Trémont ont été compris pour les années 1710 et 1711 - 9 décembre 1712, (même cote) visite en vue de la réparation au moulin de Noyal à la requête de Nicolas POULIN , seigneur de Noyal, demandeur d'une part et contre François Lazare VUARIN, meunier du moulin de Noyal, demeurant à Montigny, défendeur. - Le village est donc très ancien, outre la présence des romains sur les bords de l'Oise, un cimetière mérovingien a été mis à jour, suite à des fouilles en 1893. - TREMONT - dépendance - Tresmonts en 1586, Tresmond en 1586 - Tremond en 1709. Situé à 146 mètres d'altitude "fut également un des speculatoria destinés à faire obstacle en cas d'attaques des cambrésiens. Trémont, dont la partie latine de Tremundus (redoutable) a donné naissance au mot technique Redoute, s'accorde parfaitement avec la position de ce fort sur le Mont" (Peigné-Delacourt) La première des fermes a été fondée en 1132, par les religieux de l'abbaye d'Anchin, puis dépendant de l'abbaye de Corbie , en 1724, Melchior de Solignac, cardinal abbé de Corbie était seigneur deTrémont. - Le Château de Noyales Une demeure féodale avec tours et entourée d'eau existait. Ce château féodal fut restauré en 1802, et en 1841 environ, Alexandre de RAVENEAU le fait raser et reconstruit à sa place, une demeure plus moderne. Il fut détruit en 1918 par un incendie, ne reste actuellement que des dépendances. Plusieurs écrits sur ce sujet par exemple : - "Contribution à l'étude des seigneurs de Noyales", 1986 par Jean VILLERT, (descendant des familles de ce lieu) qui retrace l'histoire détaillée des seigneurs et de ce château. - "Il était une fois des châteaux dans l'Aisne", par Francis ECK - Graines d'Histoire 2004, ouvrage avec photos. - Les Fermes Royales - Depuis le début du 18ème siècle un poste des Fermes Générales royales était établi à Noyales, 6 personnes environ pour s'occuper des différentes taxes, impôts, douane, pour le tabac, le sel (gabelle) etc.., et surveiller les fraudeurs. Dans les registres paroissiaux ils apparaissent - quelques exemples : 1723 - Baptême d'un fils à Jean Dollé, brigadier de la Ferme du tabac, le parrain en est Louis Mercier, sous-brigadier - 1747 - Baptême d'une fille de Antoine Laguerre employé des Fermes royales 1751 - Baptême d'une fille de François Buquet, employé de la brigade des Fermes royales de Noyales 1758 - Baptême d'un fils de Nicolas Gourdin, brigadier des Fermes, en résidence à Noyales, parrain Simon Poupelle, capitaine général desdites Fermes. 1788 - Inhumation de la femme de Charles Lesur, sous-brigadier des Fermes royales de Noyales.
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